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Interview avec Dede et Nitzan Mintz

Dede and Nitzin Mintz Le Carillon Petit Cambodge Rue Alibert Rue Bichat IMG_2830

Ce poème est la traduction française du travail de Nitzan Mintz dont voici la version originale en hébreux, et la version anglaise.

Hébreu (original) :

יום הולדת לפצע

נעשה לו מסיבה

בלונים נקשור לפצע

נאחל לו שיגדל

קרבנות נקריב לפצע

יתגדל ויתקדש.

Anglais :

A birthday for the wound

We will hold a celebration

Tie balloons for the wound

Wish for him to grow

Sacrifices will be brought forth

May he rise and become holy

Dede and Nitzin Mintz Hopital Saint Louis IMG_2853Dede et Nitzan Mintz ont peint les murs de l’hôpital Saint-Louis faisant face au Petit Cambodge et au Carillon, cibles des terribles attaques terroristes ayant eu lieu le 13 novembre dernier

Le street artiste Dede et la street poète Nitzan Mintz, tous deux originaires de Tel-Aviv, ont réalisé une œuvre en face du Petit Cambodge et du Carillon, deux sites emblématiques des attaques terroristes survenues le 13 novembre dernier. Ils décrivent et expliquent ici le déroulé de leur intervention en faisant preuve d’un humour frais au début de cette interview, et adoptant un ton plus solennel au fur et à mesure de celle-ci.

Qu’est-ce qui vous a amené à Paris ?

L’un de nos objectifs était de nous renseigner sur la ville de Paris et de trouver une résidence artistique ici. Nous aimerions trouver un programme qui nous permettrait de créer et qui nous donnerait envie de créer, comme un workshop ou une résidence. On est à la recherche de nouveaux endroits et nous avions la sensation de ne pas assez être allé à Paris, voire de ne pas y être allé du tout.

Qu’est ce que vous avez entendu à propos de Paris ? 

On a entendu beaucoup de jolies choses, les gens aiment Paris, ils adorent Paris.

Et donc, qu’est ce que vous avez entendu à propos de Paris ?

Et bien… Que c’est l’une des capitales artistiques et que c’est un lieu très culturel…

Allez !

Quoi ? Qu’est-ce que je suis censée répondre ?

Au delà des mots, qu’est-ce que vous avez entendu ? 

Ok, donc à propos de la nourriture…

« On nous a dit que c’était très romantique ! »

Non ! Non, non, non, non, non.

Ok, alors parlons de la nourriture !

La nourriture est…

On vous a dit qu’il y avait de l’argent à se faire à Paris ?

Non, non… Ça c’est à New-york ! Quand je pense à Paris, je ne pense pas à l’argent. Paris c’est… Je ne sais pas, c’est une ville magnifique ! C’est comme si, dès que vous marchiez dans les rues de Paris vous étiez inspiré, rien qu’en regardant les bâtiments.

Paris est magnifique comme une jeune femme blonde ?

Non, non, non, non, non, pas comme une jeune femme blonde. Magnifique comme une vieille femme. Une vieille femme un peu hipster tu sais, comme les vieilles qui sont riches, celles qui portent des tenues haute couture hyper chics, vraiment sauvages, qui portent des chaussures à plateformes très hautes et des tonnes de maquillage, vers les 80 ans avec des énormes lunettes de soleil, mais anciennes. Une vieille femme super chic qui marche fièrement dans la rue avec son caniche.

Et vous êtes venus pour ça ?

Oui bien sur !

Dede : Tu sais, on n’est pas venus tant de fois à Paris donc oui, pour la première fois, pour la seconde… On est venus pour ça !

Nitzan : Et maintenant qu’on est là, on a envie de revenir pour suivre un programme artistique ou quelque chose comme ça qui nous permettrait de rester un mois ou deux ici.

Dede and Nitzin Mintz Le Carillon Petit Cambodge Rue Alibert Rue Bichat IMG_2738Dede and Nitzin Mintz Le Carillon Petit Cambodge Rue Alibert Rue Bichat IMG_2792 copy

Qu’est-ce qui vous a amené à peindre ce mur ?

Nitzan : On s’est rendu au bureau de Streetartparis.fr parce qu’on avait besoin d’aide parce qu’on n’était pas au courant des règles. On ne savait pas comment créer ici, ni où, alors ces personnes nous ont emmenés faire une visite…

Dede : Enfin d’abord ils nous ont aidés à faire des recherches sur ordinateur…

Nitzan : Oui, avec Google Street View. Et on a fini par trouver un mur qui nous semblait pas mal, un mur qui pourrait être…

Dede : Il était beige.

Nitzan : Oui il était beige. C’était un mur beige.

Oui, il y a beaucoup de murs beiges…

Nitzan : Et ce n’était pas ce qu’on voulait, mais c’était ce qu’on avait, alors on s’est dit « Ok allons-y ! » et j’étais un peu déprimée parce que je me suis dis merde, c’est pas mon truc le beige et j’aime faire des choses sur des lieux plus symboliques.

Dede :« Cet endroit n’était pas assez spécial… »

Nitzan : Et je ne connaissais rien à propos de ce mur.

Dede :« Il ne tombe pas en ruine, ça ne va pas fonctionner… »

Nitzan, Oui exactement, ça ne va pas fonctionner. Mais on a dit ok histoire d’avoir quelque chose dans Paris, quelque chose dont on pourrait être fiers à notre retour chez nous, à Tel-Aviv.

Dede : Comme ça les gens nous croiraient.

Nitsan : Oui ils nous croiraient et nous adoreraient pour avoir fait quelque chose là-bas. Et donc on est partis, on était en train de marcher quand tout à coup, Demian s’est arrêté, je ne sais pas pourquoi, et il a dit : « c’est le café qui a été attaqué durant les attaques terroristes il y a six mois. » Et là je ne sais pas, on a regardé le mur et je me suis dit que le mur était très très laid, parce que ce n’était vraiment pas mon genre de mur. J’aime les vieux murs qui tombent en ruine, ou ceux avec un décor naturel fourni par la rue ou le quartier, et j’aime connaître son histoire. Et là Demian nous a donné les détails à propos de l’hôpital et de l’attaque terroriste qui avait eu lieu ici et waouh… C’était comme… Waouh, ok, ce mur n’est pas vraiment mon genre, ni celui de Dede, mais il a une histoire incroyable. Ce mur avait été témoin de tout le truc, ça le rendait vraiment important pour tous. Alors je me suis dit ok, mon travail ne rendra peut-être pas super bien sur ce mur, parce que ce n’est pas mon style habituel, mais waouh, on a quelque chose à raconter, du coup j’ai sorti tous mes poèmes de mon sac et j’ai commencé à chercher, sans vraiment regarder, je l’ai juste tiré de mon sac et j’ai dit : « Celui-la, ce poème appartient à ce mur. ». J’ai demandé l’avis des personnes qui étaient là et Demian m’a dit : « Mais tu comptes l’écrire en anglais ? » et j’ai répondu : « Qu’est ce que je peux y faire ? Je n’ai pas de traduction ». Et là, deux filles qui étaient avec nous – elles s’appellent Cécile et Léa, les formidables Léa et Cécile. – elles l’ont traduit. On est allés prendre un café, on était assis et c’était juste en train de se produire. C’était comme si trois anges étaient venus à moi. C’était un miracle pour moi, je regardais la scène de l’extérieur et je me disais waouh… Je n’ai absolument rien fait pour ça. Tout était comme connecté, boum, boum, c’était tellement soudain et ça s’est passé tellement vite, j’avais une traduction française de mon poème et je pouvais communiquer avec les gens qui vivent ici, dans le quartier, et c’était incroyable parce que je n’avais rien préparé, c’était comme un miracle. Et tout était vraiment super, comme dans un miracle, comme si c’était supposé arriver. C’est comme ça que je l’ai vécu.

Dieu est descendu du ciel ?

Oui, quelque chose comme ça. Comme des anges.

Est-ce que c’est ça le pouvoir du street art ?

Nitzan : Non, ce sont les anges des lieux chargés d’histoire qui sont venus et qui m’ont sauvée. Ces anges sont descendus parce qu’ils savent ! Ils savent que c’est important pour moi de créer des lieux chargés d’histoire grâce à ma poésie. Ils le savent, et au lieu de rendre ça totalement ennuyeux comme un mur avec du texte, sans aucune connexion, ils m’ont apporté ça, boum. Je pense que c’était le lieu le plus intéressant que je n’ai jamais rencontré et comme par hasard, j’avais ce poème qui fonctionnait parfaitement avec l’histoire de ce lieu, vraiment parfaitement comme si je l’avais écrit pour ce lieu – en fait je l’ai écrit à propos d’Israël – mais tout est arrivé comme ça, ce qui est a la fois vraiment effrayant mais aussi très beau.Dede and Nitzin Mintz Le Carillon Petit Cambodge Rue Alibert Rue Bichat IMG_2820

Dede, pourquoi un pansement?

J’ai peint un pansement pour guérir, c’est comme une marque de fabrique pour moi. Je peins des pansements depuis presque dix ans maintenant. Ils se sont développés à partir de différents endroits et ont de nombreuses significations Les gens peuvent s’y retrouver de plusieurs manières, et pour moi, mon travail continue de changer et d’évoluer à mesure que j’explore les différentes significations et les compositions possibles.

En fait je voulais peindre un pansement parce que je sais que je peux le faire rapidement et que ce jour là on n’avait pas beaucoup de temps, mais en se retrouvant à cet endroit précis, ça a pris tout son sens, ça correspondait au lieu et au quartier et tout à coup, ça semblait vraiment juste de peindre ce genre de pièce ici. Dans d’autres endroits, ça pourrait juste être un tag mais ici ça signifie davantage pour moi. Quelque chose auquel je peux me relier, quelque chose auquel les gens du quartier peuvent se rattacher de différentes manières. Et puis je pense que ça fonctionne avec le texte. On n’avait jamais fait ça de cette manière avant, on n’avait jamais assemblé un texte avec ça, avec une image. Je pense que ça fonctionne bien.

Nitzan : Oui, vraiment bien.

Dede : J’espère que les gens vont apprécier

Dede and Nitzin Mintz Le Carillon Petit Cambodge Rue Alibert Rue Bichat IMG_2808Dede and Nitzin Mintz Le Carillon Petit Cambodge Rue Alibert Rue Bichat IMG_2841

Quelles connexions faîtes-vous entre ce qu’il s’est passé ici, dans ce quartier et ce qui arrive de très nombreuses fois en Israël ? Ce n’est pas exactement la même chose mais… Il y a beaucoup d’actes de terrorisme qui touchent des civils. Comment rattachez-vous cet événement à vos expériences personnelles ?

Il y a un lien. J’ai l’impression qu’à Paris c’est une toute nouvelle situation. Ça se ressent dans l’air, dans le climat qui règne à Paris, sur les gens… Comme cette femme qui est venue me voir pendant que je peignais et qui a lu le poème. La manière dont elle a réagit, elle pleurait presque. A Tel-Aviv, je ne pense pas que ça arriverait parce que si j’écrivais le même poème à Tel-Aviv, personne n’aurait jamais relié ça au terrorisme. Ou peut-être que si, les politiques l’auraient fait, mais pas à des cas particuliers parce que ces attaques terroristes arrivent tout le temps. On est dedans, c’est courant.

Dede : Oui, les gens grandissent dans ces conditions. Ça nous suit en permanence. Ici, quand tu places ça dans un tel quartier…

Nitzan : Tu sais que c’est unique. Parce que ce quartier est unique. C’est comme si tu étais né avec des migraines, tu ferais avec toute ta vie, mais pour quelqu’un qui fait face à sa première migraine, il peut presque en vomir, il n’ira pas travailler, il ne pourra rien faire du tout, il sera paralysé. Pour nous c’est comme grandir avec des migraines et en avoir toute notre vie. Alors oui c’est très douloureux, mais on sait comment aller travailler avec, comment aller manger avec, aller voir des amis avec… Jusqu’à ce que ça t’arrive vraiment à toi, à un de tes proches, un membre de ta famille ou un de tes amis, et là c’est comme une nouvelle migraine. Parce que quand ça arrive à quelqu’un en Israël, tu es vraiment triste et choqué mais si ça t’arrive à toi c’est une autre histoire. Heureusement et par chance je n’ai pas eu ce genre d’expérience, ni dans ma famille ni parmi mes amis.

Dede : Il y a eu aussi une attaque dans un bar à Tel-Aviv dans la rue Dizengoff, c’est la dernière attaque, qui a eu lieu, le terroriste est arrivé et a tiré sur tout le monde à cette intersection.

C’était un Palestinien ?

Dede : Oui

Nitsan : Un Palestinien avec un pistolet…

Dede : Il n’était pas relié à l’EI, ça n’avait aucun lien, mais il était clairement influencé par des films et des vidéos. Il a commencé à tirer au beau milieu de la rue, c’était une rue très peuplée et dans ce pub, au beau milieu de cette rue, il a tiré et il a tué un des propriétaires du pub. Le pub a fermé durant une semaine. Après ça ils ont commencé à le réparer et à essayer d’aller de l’avant. Il y a peu de temps ils m’ont demandé de venir et de peindre à l’intérieur et quand je suis arrivé et que j’ai discuté avec les propriétaires et les gens qui étaient présents dans le pub, on a pris la décision de peindre un pansement. En fait on l’a peint il y a deux semaines. Deux pansements sur chaque mur, en mémoire de l’événement mais aussi du propriétaire mort lors de cette attaque.

Nitzan : Il y a définitivement un lien entre ces deux endroits.

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Nitzan Mintz est en ligne, ici et ici.

Dede est en ligne, ici et ici.

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Des graffitis sur la Place de la République

Graffiti Place de la République Cafe de Monde et Média La place de la République est un lieu de vie important pour la communauté parisienne ainsi que pour les touristes qui visitent la capitale; c’est aussi une place populaire pour les skateboardeurs, les musiciens et les sans abris.

Sur la place de la République, après qu’un incendie accidentel se soit déclaré au Café Monde et Média, un panneau d’affichage de trois mètre de haut a été érigé le temps des réparations. Pour le décorer, les services de la mairie de Paris ont fait appel à un galeriste qui a contacté un groupe d’artistes.

Cette oeuvre ne devait pas inclure de messages politiques ou religieux. C’est pourquoi nous avons juxtaposé les messages hautement politiques ornant la statue de la République, avec les photos du mur. Voici une interview sur le nouveau projet de graffiti avec l’un des artistes et un journaliste vétéran du graffiti, Nicolas Gzeley de  Spraymium Magazine.

graffiti Place de la République Alëxone, Hobz, Sowat, Nebay Le travail d’Alëxone, Hobz, Sowat, Nebay sur le panneau d’affichage autour du Café Monde et Média, Place de la République.

Quelle est la différence entre le graffiti et le street art ?

Le graffiti et le street art sont deux mondes différents mais qui partagent une forte connexion. Beaucoup d’artistes graffiti de ma génération, y compris moi-même, sentent qu’ils sont à la frontière entre ces deux mondes. Pour moi, la différence majeure est que le graffiti s’impose de lui-même, peu importe comment  : il parle de la liberté, de la peinture ou de l’écriture, et le « ce que tu penses m’est égal, tu n’es pas un artiste graffiti, tu peux aimer ou pas ». Le street art se focalise davantage sur des propositions, des questionnements ou la séduction du public. Les artistes graffiti peignent pour leurs pairs avec un esprit de compétition. Les street artistes peignent pour les gens, la seule compétition pour les street artistes est combien de likes ils ont sur Facebook ou Instagram, bien que cela doit certainement être vrai aussi pour les artistes graffiti. Je n’essaie pas d’opposer le graffiti au street art, j’aime les deux, et je déteste les deux. Les artistes qui ont peint ces murs viennent tous de la culture graffiti.

Pourquoi les artistes graffiti ressentent souvent le besoin de peindre dans des lieux publics et privés illégalement ?

Beaucoup d’artistes sur ce mur de République continuent de peindre illégalement, certain continuent dans le style hardcore [street bombing] d’autres continuent illégalement mais comme il faut. Peindre illégalement est une garantie de liberté dans la création, contrairement aux murs commissionnés où l’on est obligé de peindre d’après une demande spécifique. Pour beaucoup d’entre nous qui peignons depuis 20 ans, c’est une passion, donc on ne veut pas que quelqu’un nous dise ce qu’il faut peindre. Dans ce cas, peindre illégalement reste la meilleure solution, jusqu’à ce que quelqu’un te demande de peindre un mur légalement et te garantit une liberté totale, mais ceci arrive rarement. Habituellement, quand quelqu’un te demande de peindre un mur, il a des indication à donner sur la pièce que tu dois peindre.

graffiti Place de la République Je suis charlie Charlie HebdoPoster en soutien à Charlie Hebdo, et les dessinateurs qui ont été tués dans l’attaque, collé sur la statue de la République.

graffiti Place de la République Katre, Lek, Nebay, Swiz, Sowat, AstroŒuvre de Katre, Lek, Nebay, Swiz, Sowat, Astro.

Les graffitis à Paris sont traditionnellement peints dans les tunnels du métro et dans les terrains vagues, particulièrement à Stalingrad (pas loin de République), mais maintenant on en trouve aussi dans les institutions et les galeries d’art. Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette évolution ?

Quelques expositions de graffiti ont été soutenues par des institutions ou des galeries d’art dès le début mais depuis 10 ans, cette relation a gagné en force. Pour la majeure partie des artistes graffiti, cependant, ça n’a rien changé. Il y a beaucoup d’artistes que ça n’intéresse pas. Ceux qui essaient d’en faire une carrière ont eu à s’adapter à un nouveau monde, avec ses propres lois. Exposer des graffitis dans une galerie doit être fait de manière intelligente, pas comme quelque chose de spectaculaire, ou comme un produit. Les artistes qui veulent prendre part à ce jeu doivent penser davantage à ce qu’ils font, à propos du fait de peindre dans la ville, et trouver une nouvelle manière d’exposer et de l’expliquer. Si tu es focalisé sur ton style, tu n’es pas dans l’art : tu es bon pour trouver une petite galerie qui essaie uniquement de vendre des toiles colorées à des gens stupides sans culture du graffiti ni de l’art.

graffiti Place de la RépubliqueGraffiti sur la statue de la Rébublique.graffiti Place de la République Seth, Nebay, Kanos, Astro Œuvre de Steh, Nebay, Kanos, Astro.

Peux-tu expliquer le lien entre les artistes qui ont été invités à travailler sur ce projet et le système utilisé pour l’entrelacement de tous ces travaux disparates ?

Katre et la galerie Wallworks sont à la base de ce projet. Ils ont demandé à la team FrenchKiss (composée de Lek, Hobz, Liard, Swiz, Alëxone, Sowat et moi-même) de peindre le mur, en rassemblant plusieurs artistes de générations différentes. J’ai l’habitude de peindre dans la rue illégalement avec le collectif FrenchKiss, le plus souvent dans le style abstrait, freestyle et dans l’improvisation, où tout le monde mélange son travail avec celui des autres. Pour ce mur, nous avons dessiné quelque croquis pour donner à chacun son propre espace de travail. Chacun fait son propre truc et ensuite nous essayons de mélanger nos styles en entrelaçant nos travaux. Finalement le résultat n’est pas très « FrenchKiss »,  mais plutôt un mélange entre différents styles et le graffiti classique.

graffiti Place de la République liberte expression Depuis l’attaque contre Charlie Hebdo en janvier, la statue a été utilisée pour afficher un éventail du graffiti, évoquant principalement la liberté d’expression.graffiti Place de la République Legz, Sowat, Swiz, Lek Œuvre de Legz The Spaghettist, Sowat, Swiz, Lek.

Pourquoi es-tu connu comme Legz The Spaghettis et peux tu nous en dire un peu plus sur ta relation avec la peinture en extérieur opposée à celle sur toile ?

Mon travail est focalisé sur la peinture dans les endroits abandonnés, donc je n’ai pas beaucoup de temps pour peindre des toiles. Mon travail se centre sur des liens avec l’architecture. J’aime faire partie de l’histoire d’un lieu, d’un immeuble ou d’une usine juste avant sa destruction, être une partie de la vie d’une ville, révéler le passé par la peinture. Donc quand je peints sur une toile, il manque quelque chose. Ça devient juste un exercice de style. Comme je l’ai dit plus tôt dans l’interview à propos d’être uniquement focalisé sur le style.

graffiti Place de la République charlie hebdo graffiti Place de la République Arnaud Liard, Popay, Hoctez Œuvre d’Arnaud Liard, Popay, Hoctez.Je suis charlie graffiti Place de la République stencil pochoir Pochoir Je suis Charlie sur la statue de la République.Place de la République graffiti Lek, Arnaud Liard, Sowat, Swiz, Nebay Cafe de Monde et Média Œuvre de Lek, Arnaud Liard, Sowat, Swiz, Nebay.

Cafe de Monde et Média graffiti Place de la République Underground Paris Liste des artistes participants à l’œuvre sur les quatre murs entourant le Café Monde et Médias.

Charlie Hebdo demonstration Place de la RépubliqueManifestation sur la Place de la République, après les meurtres perpétrés contre Charlie Hebdo en janvier de cette année.

Pour découvrir plus sur la culture française et le street art, nous vous recommandons de lire Spraymium Magazine, édité par Nicolas Gzeley.

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Interview avec Levalet

Levalet Street art Paris

Parlez-nous un peu de vos travaux, quels sont les thèmes principaux ? Par quoi avez-vous été influencé ?

Je ne sais pas si l’on peut parler de “thèmes principaux” dans mes travaux, je travaille sur des mises en scène du dessin dont les thèmes sont différents à chaque fois. Mes influences sont multiples, elle vont du théâtre au cinéma, des arts plastiques à la bande dessinée. Après, je travaille avant tout à partir de lieux de vie urbains dont l’iconographie de mes scènes découle forcément. J’exploite la plupart du temps des scènes tirées d’un quotidien fantasmé, toujours un peu en décalage par rapport à la réalité.

Levalet Street art ParisL’ancien Quartier latin sur la rive gauche à Paris dans le 5e arrondissement.

Où et quand avez-vous fait votre première oeuvre de rue ?

J’ai commencé à peindre sur les murs vers 13-14 ans en Guadeloupe, mais c’était alors beaucoup plus m’amuser et pour l’adrénaline que dans un but artistique. A 17 Ans, je suis parti vivre à Strasbourg, ville dont les murs sont tellement propres et chargés d’histoire que peu sont prompts à s’y attaquer mais travaillant à l’époque sur des installations vidéo, j’ai pu faire quelques expérimentations de projections en milieu urbain. Mais c’est en arrivant à Paris en 2012 que j’ai véritablement commencé mon travail de dessin de rue, inspiré par l’architecture et par le sentiment de liberté qui se dégage de la capitale.

Qu’est ce qui vous pousse à peindre dans la rue ?

La rue est un espace qui me permet avant tout de travailler librement, sans contraintes pécuniaires ou temporelles. Ensuite c’est surtout l’envie d’investir des lieux d’usage, des lieux du quotidien et de pouvoir ainsi faire des installations qui dialoguent avec le monde réel. J’aime l’idée de tenter de confondre plusieurs degrés de réalité, utiliser le monde comme support et comme guide pour une représentation, mettre l’image artistique en situation, dans un lieu qui ne lui est à priori pas réservé.

Quelle est l’importance de l’architecture dans votre travail ? 

La topographie des lieux est très importante pour moi, c’est pourquoi je repère toujours un lieu avant d’y intervenir. Je cherche à mêler le monde de la représentation au monde réel en jouant sur la cohésion physique des situations que je mets en place. L’architecture agit comme le tuteur de l’œuvre. Il y a ensuite en effet tout un travail sur la mise en scène de l’œuvre via l’outil photographique. La photo me permet de jouer sur le point de vue et d’accentuer ainsi la dimension “trompe l’œil” de mon travail. La photo me permet aussi, en incluant des passants ou d’autres éléments dans l’image de travailler sur une mise en scène dans la mise en scène.

Parlez-nous de votre éducation artistique. Comment et pourquoi êtes-vous entré dans le monde du street art ? 

J’ai commencé des études d’arts plastiques à 17 ans, touché un peu à toutes les techniques (peinture, photo, vidéo, sculpture…) et je suis aujourd’hui professeur d’arts plastiques mais comme je le disais plus haut mes influences artistiques sont multiples et ma pratique théâtrale a par exemple beaucoup influé sur mon travail. Disons que je suis plus entré dans le monde du street art par transposition d’une pratique d’installation que de manière “classique”, c’est-à-dire en commençant par le graffiti et en évoluant vers le graphisme.

Levalet Street art Paris Levalet Street art Paris Levalet Street art Paris

Vous habitez dans le 13è : qu’est ce qui vous plait dans le fait d’installer votre travail localement ?

Je travaille parfois dans mon arrondissement, pas fréquemment mais régulièrement. J’aime de temps à autre pouvoir suivre la vie d’une œuvre, ses transformations, les interventions d’autres artistes et sa destruction. C’est aussi un confort pour moi car c’est le seul arrondissement de Paris dans lequel je peux coller en toute impunité et dans lequel mes collages ne sont pas effacés par les services municipaux grâce à sa mairie qui mène une vraie politique d’inclusion des arts urbains dans l’identité du quartier.

Quelles rues empruntez-vous pour trouver où faire de l’art ? Comment savez-vous quand l’emplacement est le bon et quels sont les facteurs que vous prenez en compte ?

Je suis relativement attentif aux lieux dès que je suis à l’extérieur et quand le hasard me met face à un lieu intéressant, je le prends en photo et je prends des mesures. Tout est potentiellement intéressant, une tache sur le béton, une fissure, un renfoncement, un élément de mobilier urbain… Après, le fait que j’utilise ou pas le lieu repéré dépend des projets que j’échafaude au jour le jour. Il y a des lieux que j’ai repéré que je n’exploiterai probablement jamais et il peut se passer un an entre le repérage du lieu (que je sauvegarde en entassant des gribouillages dans des carnets) et la mise en œuvre d’un projet dans celui-ci. Quand je fais du repérage volontaire, c’est-à-dire que je sillonne des quartiers uniquement dans ce but, je me dirige naturellement vers les ruelles, les endroits un peu cachés, les quartiers atypiques et je fuis les grands boulevards.

Levalet Street art Paris Levalet Street art Paris

Pouvez-vous décrire un chemin que vous avez pris dans le passé, ou un chemin de tous les jours, décrire les détails que vous remarquez le long de cette route ?

Je pense  que ce que je préfère, c’est encore de remonter les différents cours d’eau de paris, les quais de seine, le canal saint martin, le canal de l’Ourcq. Les cours d’eau offrent toujours des éléments d’architecture et des espaces qui semblent totalement étrangers au quotidien d’une mégalopole comme Paris. J’aime ces lieux car il m’inspirent facilement des situations surréalistes. La proximité d’un cours d’eau, dans un sens, me conforte dans l’illusion que je reste connecté au reste du monde.

Quel est le plus gros challenge auquel vous ayez fait face en installant une oeuvre dans la rue ? Avez-vous déjà été arrêté par la police en installant une oeuvre ?

Dans ce sens, il y a deux mois, j’ai collé un dessin sur la comédie française à 20 mètres d’une dizaine de policier. Je ne me suis pas fais remarquer cette fois-là, mais à chaque fois que ça a été le cas, les policiers ont toujours été conciliants, parfois amusés. Sur ce plan là je n’ai pas à me plaindre! Ceci dit, je n’ai pas vraiment l’impression de faire face à un challenge en étant confronté aux forces de l’ordre, j’ai beaucoup plus l’impression de relever un défi quand je me lance dans un projet dans lequel j’essaye de nouvelles choses car avant la fin de l’installation, je ne suis jamais sur à 100% du résultat. Je suis d’ailleurs obligé de modifier mes projets la moitié du temps car je me rends compte sur place que par exemple, tel dessin est trop grand pour tel mur ou que tel objet ne peux pas être fixé avec des clous.

Quels sont vos projets pour 2015 ?

J’ai quelques expositions collectives prévues à Paris, une expo et deux festivals en Italie et surtout de l’imprévu! J’ai aussi quelques projets d’installation en intérieur mais pour l’instant, rien de bien défini.

Levalet Street art Paris

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Levalet Paris15 minutes of fame. Photo par Charles Levalet, 2014.

Levalet ParisRhizomes exhibition, Home street home, Montpellier. Photo par Charles Levalet, 2014.

Levalet Street art ParisIconoclasme. Photo par Charles Levalet, 2013.

Levalet Street art ParisLa machine infernale. Photo par Charles Levalet, 2014.

Levalet Street art ParisUne bouffée d’air frais. Photo par Charles Levalet, 2013.

Levalet Street art Paris Comédie française. Photo par Charles Levalet, 2014.

Levalet Street art ParisEnvolée sauvage. Photo par Charles Levalet, 2014.

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Réflexions sur “The Flower Guy” aux multiples facettes, Michael De Feo

Michael De Feo Flower Guy Goncourt Belleville Oberkampf graffiti - street art parisRue Robert Houdin, Paris 11éme Arrondissement.

Ecrit par Jess Zimmerman :

Michael de Feo se sent aussi à l’aise en cherchant les ennuis avec la police d’Amsterdam qu’en critiquant le jargon du monde de l’art. Cet artiste à multiples facettes – travaillant moitié dans la rue, moitié pour des galeries – parvient à rester sur la fine ligne de démarcation entre le prétentieux monde de l’art et le moins affecté monde de la rue.

De Feo vient à Paris avec une mission qu’il a répétée de très nombreuses fois auparavant : peindre des fleurs. Ce n’est pas vraiment surprenant pour un artiste qui travaille sous le pseudonyme “The Flower Guy”, et ce depuis vingt-deux ans.

Cela doit-il imposer le respect ou devrions-nous nous interroger sur sa santé mentale ? La vraie question est plutôt : voir ses fleurs devenues une icône lui donne-t-il envie de les jeter ? Bah voyons ! Ce new-yorkais reste fidèle à la plante qui l’a rendu célèbre.

Michael De Feo Flower Guy photo reportage - street art parisDe Feo à rue Robert Houdin, Paris 11éme Arrondissement.

Avec de légères modifications qui apportent clairement un soulagement à ce fanatique des fleurs dans son infini cycle de reproduction, De Feo crée ses oeuvres avec un sens quasi-obsessionnel du détail. Et malgré cet aspect névrosé, c’est indéniablement prolifique et cela attire le regard.

Il a beau avoir gagné sa crédibilité en tant qu’un typiquement pauvre étudiant d’art récupérant du papier des poubelles sur la 17è et Broadway, cet artiste a trouvé une nouvelle voie confortable – une qui se divise bizarrement entre les galeries et la rue, et qui met à jour plus d’un paradoxe dans un voyage orageux passé à créer des oeuvres à Paris.

L’art de De Feo va de l’illégal au commercial, faisant de lui à la fois un mauvais garçon et le rêve de tout propriétaire de galerie. Ce n’est pas nouveau que le monde de l’art aime garder à l’oeil ce qui est “chaud et à la mode”, et New York peut se vanter d’avoir la première amené le street art dans les galeries dans les années 70. Mais De Feo a-t-il pour autant perdu de vue la nature rebelle et la guerrilla mystique à l’origine de ce mouvement ?

Il chevauche en effet une fine ligne, passant d’un rôle à l’autre. Il dit lui-même retenir un penchant inné pour “secouer le status quo, faire quelque chose qui ne devrait peut-être pas être fait ou qui n’est pas attendu, ou qui d’une certaine façon violente quelque chose”, mais ses converses blanches flambant neuves semble révéler quelque chose d’autre.

C’est une chose de parler, c’en est une autre d’agir, et même si De Feo se lève comme tous les adorés hors-la-lois, écrivains et artistes, ses vêtements, ses pointilleuses préférences en terme de peinture, et sa facilité notable à être vu du public, peuvent, ou non, l’avoir placé dans un autre camp.

Michael De Feo Flower Guy Belleville - street art parisThe Flower Guy ensures he gets the perfect shade at rue Robert Houdin.

Michael De Feo Flower Guy Canal Saint Martin Belleville graffiti - street art parisMichael De Feo à Rue Juliette-Dodu, Paris 10éme Arrondissement.

Michael De Feo artwork for sale at Rush Arts Gallery New York - street art paris‘Bloemen (A bedtime story)’, 2014, 53.5 x 40 inches – acrylique et spraypaint et les cartes sur la toile. Nouveau travail par Michael De Feo pour sa exposition à Rush Arts Gallery, New York, ‘Pocket Full of Posies’‘.

Michael De Feo Flower Guy Rush Arts Gallery New York flower paintings - street art parisMichael De Feo à l’exposition, ‘Pocket Full of Posies’ à Rush Arts Gallery.

Sans porter de jugement (trouvez-moi un artiste sans excentricités, ou qui maintient une ferme distance avec la commercialisation), De Feo incarne les contradictions de le street art aujourd’hui. Les graffitis sont-ils devenus des marchandises dans les galeries ? Est ce que cela lui enlève de la valeur ? Comment un mouvement au départ illégal change-t-il lorqu’il reçoit la reconnaissance de la société et est perçu comme un enrichissement culturel ?

C’est une zone grise sans réponses claires, et il y a beaucoup d’opinions différentes. Mais au final, De Feo, à la fois célébré dans les galeries et extraordinaire peintre floral, n’a pas totalement perdu de vue sa première motivation :

“La valeur intrinsèque n’est pas ce qui se passe quand vous rencontrez l’oeuvre, mais ce qui se passe après. Cela ouvre vos yeux, vous fait remarquer ce qu’il y a autour de vous. Quand vous serez sur votre trajet habituel, vous aurez peut-être moins d’oeillères. Peut-être que vous ne regardez pas le street art, que vous regardez n’importe quoi d’autre dans votre environnement immédiat, mais quoi qu’il en soit, les choses deviennent plus engagées”.

Michael De Feo Flower Guy pasted artwork Philadelphia - street art paris Philadelphia.

Michael De Feo Flower Guy mural painting street art - street art parisPeinture sur volet. 

Michael De Feo Flower Guy wheatpasted street art in New York - street art parisMichael De Feo, collage, New York.

Michael De Feo Flower Guy wheatpasted street art in New York - street art parisNew York. 

San Pedro, Belize - Michael De Feo Flower Guy - street art parisThe Flower Guy arrive à San Pedro, Belize.

Michael De Feo Flower Guy wheatpasted New York street art - street art parisCollage à San Francisco.

Children Museum of the Arts in New York City Michael De Feo Flower Guy - street art parisChildren Museum of the Arts à New York.

Michael De Feo Flower Guy street art in Buenos Aires - street art parisMichael De Feo collage, Buenos Aires. 

Michael De Feo Flower Guy pasted street art in New York - street art parisFleur collée juxtaposé à de vraies fleurs, New York.

Michael De Feo Flower Guy mural painting in Greenwich Connecticut - street art parisGraffiti, Greenwich, Connecticut.

Michael De Feo Flower Guy The London Police street art in Spring Street in New York City - street art paris 11 Spring Street in New York City.

Michael De Feo Flower Guy Saint Remy-de-Provence - street art parisSaint Remy-de-Provence. 

Michael De Feo Flower Guy New York - street art parisNew York.

Michael De Feo Flower Guy canals of Venice - street art parisMichael De Feo, canaux de Venise.

Michael De Feo Flower Guy - street art paris - Homage to Caillbotte’s rainy day in Paris is in Tarascon-de-ProvenceHomage au jour de pluie à Paris Caillbotte, Tarascon-de-Provence.

Michael De Feo Flower Guy - street art parisFleur peinte à la main.

Michael De Feo Flower Guy stickers - street art parisMichael De Feo tient un sticker de son iconique fleur. Photo par Joe Russo.

Michael De Feo Flower Guy wheatpasted street art in Turks and Caicos - street art parisUne fleur collée dans son habitat naturel, Turks and Caicos.

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Pour écouter l’interview de Michael De Feo par Underground Paris sur Radio Marais, c’est ici.

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Pour le site de MDF, c’est ici.

Pour l’Instagram de MDF, c’est ici.

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Graffiti au Canal de l’Ourcq

Canal l'Ourcq Dacruz graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris

Ancien lieu de stockage de grains et de farine, les Magasins Généraux qui se trouvent à Pantin le long du Canal de l’Ourcq furent un point central pour les locaux et pour les artistes urbains ces sept dernières années. Les artistes de la nouvelle édition de L’été du Canal Art of Popof, Da Cruz, Marko et leurs invités ont eu carte blanche pour peindre les deux immenses entrepôts.

Les Magasins Généraux ont même leur propre site dédié, mettant en scène un scénario interactif nous permettant de réaliser nos propres œuvres d’art.

Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisLes entrepôts de la vieille Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris situés rue Ernest Renan, 93500 Pantin

Monsieur Chat, Da Cruz and Art of Popof Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris

Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris

Monsieur Chat and Art of Popof Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisLes street artistes parisiens Monsieur Chat (à gauche) et Art of Popof

Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris Marko93 DaCruz Art of Popof Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisDacruz Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisŒuvre de Da Cruz, l’un des artistes invités

Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisCanal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisDacruz, art of popof, Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisHash Gang crew, Kuma, Moose, Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisCanal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris    Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris  Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris    Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris  Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisLa face nord des entrepôts

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Si vous souhaitez en apprendre davantage sur l’histoire du graffiti à Paris, de ses débuts dans les terrains vagues abandonnés de Stalingrad à ses adaptations actuelles, vous pouvez lire l’interview de Karim Boukercha sur Télérama.