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Des graffitis sur la Place de la République

Graffiti Place de la République Cafe de Monde et Média La place de la République est un lieu de vie important pour la communauté parisienne ainsi que pour les touristes qui visitent la capitale; c’est aussi une place populaire pour les skateboardeurs, les musiciens et les sans abris.

Sur la place de la République, après qu’un incendie accidentel se soit déclaré au Café Monde et Média, un panneau d’affichage de trois mètre de haut a été érigé le temps des réparations. Pour le décorer, les services de la mairie de Paris ont fait appel à un galeriste qui a contacté un groupe d’artistes.

Cette oeuvre ne devait pas inclure de messages politiques ou religieux. C’est pourquoi nous avons juxtaposé les messages hautement politiques ornant la statue de la République, avec les photos du mur. Voici une interview sur le nouveau projet de graffiti avec l’un des artistes et un journaliste vétéran du graffiti, Nicolas Gzeley de  Spraymium Magazine.

graffiti Place de la République Alëxone, Hobz, Sowat, Nebay Le travail d’Alëxone, Hobz, Sowat, Nebay sur le panneau d’affichage autour du Café Monde et Média, Place de la République.

Quelle est la différence entre le graffiti et le street art ?

Le graffiti et le street art sont deux mondes différents mais qui partagent une forte connexion. Beaucoup d’artistes graffiti de ma génération, y compris moi-même, sentent qu’ils sont à la frontière entre ces deux mondes. Pour moi, la différence majeure est que le graffiti s’impose de lui-même, peu importe comment  : il parle de la liberté, de la peinture ou de l’écriture, et le « ce que tu penses m’est égal, tu n’es pas un artiste graffiti, tu peux aimer ou pas ». Le street art se focalise davantage sur des propositions, des questionnements ou la séduction du public. Les artistes graffiti peignent pour leurs pairs avec un esprit de compétition. Les street artistes peignent pour les gens, la seule compétition pour les street artistes est combien de likes ils ont sur Facebook ou Instagram, bien que cela doit certainement être vrai aussi pour les artistes graffiti. Je n’essaie pas d’opposer le graffiti au street art, j’aime les deux, et je déteste les deux. Les artistes qui ont peint ces murs viennent tous de la culture graffiti.

Pourquoi les artistes graffiti ressentent souvent le besoin de peindre dans des lieux publics et privés illégalement ?

Beaucoup d’artistes sur ce mur de République continuent de peindre illégalement, certain continuent dans le style hardcore [street bombing] d’autres continuent illégalement mais comme il faut. Peindre illégalement est une garantie de liberté dans la création, contrairement aux murs commissionnés où l’on est obligé de peindre d’après une demande spécifique. Pour beaucoup d’entre nous qui peignons depuis 20 ans, c’est une passion, donc on ne veut pas que quelqu’un nous dise ce qu’il faut peindre. Dans ce cas, peindre illégalement reste la meilleure solution, jusqu’à ce que quelqu’un te demande de peindre un mur légalement et te garantit une liberté totale, mais ceci arrive rarement. Habituellement, quand quelqu’un te demande de peindre un mur, il a des indication à donner sur la pièce que tu dois peindre.

graffiti Place de la République Je suis charlie Charlie HebdoPoster en soutien à Charlie Hebdo, et les dessinateurs qui ont été tués dans l’attaque, collé sur la statue de la République.

graffiti Place de la République Katre, Lek, Nebay, Swiz, Sowat, AstroŒuvre de Katre, Lek, Nebay, Swiz, Sowat, Astro.

Les graffitis à Paris sont traditionnellement peints dans les tunnels du métro et dans les terrains vagues, particulièrement à Stalingrad (pas loin de République), mais maintenant on en trouve aussi dans les institutions et les galeries d’art. Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette évolution ?

Quelques expositions de graffiti ont été soutenues par des institutions ou des galeries d’art dès le début mais depuis 10 ans, cette relation a gagné en force. Pour la majeure partie des artistes graffiti, cependant, ça n’a rien changé. Il y a beaucoup d’artistes que ça n’intéresse pas. Ceux qui essaient d’en faire une carrière ont eu à s’adapter à un nouveau monde, avec ses propres lois. Exposer des graffitis dans une galerie doit être fait de manière intelligente, pas comme quelque chose de spectaculaire, ou comme un produit. Les artistes qui veulent prendre part à ce jeu doivent penser davantage à ce qu’ils font, à propos du fait de peindre dans la ville, et trouver une nouvelle manière d’exposer et de l’expliquer. Si tu es focalisé sur ton style, tu n’es pas dans l’art : tu es bon pour trouver une petite galerie qui essaie uniquement de vendre des toiles colorées à des gens stupides sans culture du graffiti ni de l’art.

graffiti Place de la RépubliqueGraffiti sur la statue de la Rébublique.graffiti Place de la République Seth, Nebay, Kanos, Astro Œuvre de Steh, Nebay, Kanos, Astro.

Peux-tu expliquer le lien entre les artistes qui ont été invités à travailler sur ce projet et le système utilisé pour l’entrelacement de tous ces travaux disparates ?

Katre et la galerie Wallworks sont à la base de ce projet. Ils ont demandé à la team FrenchKiss (composée de Lek, Hobz, Liard, Swiz, Alëxone, Sowat et moi-même) de peindre le mur, en rassemblant plusieurs artistes de générations différentes. J’ai l’habitude de peindre dans la rue illégalement avec le collectif FrenchKiss, le plus souvent dans le style abstrait, freestyle et dans l’improvisation, où tout le monde mélange son travail avec celui des autres. Pour ce mur, nous avons dessiné quelque croquis pour donner à chacun son propre espace de travail. Chacun fait son propre truc et ensuite nous essayons de mélanger nos styles en entrelaçant nos travaux. Finalement le résultat n’est pas très « FrenchKiss »,  mais plutôt un mélange entre différents styles et le graffiti classique.

graffiti Place de la République liberte expression Depuis l’attaque contre Charlie Hebdo en janvier, la statue a été utilisée pour afficher un éventail du graffiti, évoquant principalement la liberté d’expression.graffiti Place de la République Legz, Sowat, Swiz, Lek Œuvre de Legz The Spaghettist, Sowat, Swiz, Lek.

Pourquoi es-tu connu comme Legz The Spaghettis et peux tu nous en dire un peu plus sur ta relation avec la peinture en extérieur opposée à celle sur toile ?

Mon travail est focalisé sur la peinture dans les endroits abandonnés, donc je n’ai pas beaucoup de temps pour peindre des toiles. Mon travail se centre sur des liens avec l’architecture. J’aime faire partie de l’histoire d’un lieu, d’un immeuble ou d’une usine juste avant sa destruction, être une partie de la vie d’une ville, révéler le passé par la peinture. Donc quand je peints sur une toile, il manque quelque chose. Ça devient juste un exercice de style. Comme je l’ai dit plus tôt dans l’interview à propos d’être uniquement focalisé sur le style.

graffiti Place de la République charlie hebdo graffiti Place de la République Arnaud Liard, Popay, Hoctez Œuvre d’Arnaud Liard, Popay, Hoctez.Je suis charlie graffiti Place de la République stencil pochoir Pochoir Je suis Charlie sur la statue de la République.Place de la République graffiti Lek, Arnaud Liard, Sowat, Swiz, Nebay Cafe de Monde et Média Œuvre de Lek, Arnaud Liard, Sowat, Swiz, Nebay.

Cafe de Monde et Média graffiti Place de la République Underground Paris Liste des artistes participants à l’œuvre sur les quatre murs entourant le Café Monde et Médias.

Charlie Hebdo demonstration Place de la RépubliqueManifestation sur la Place de la République, après les meurtres perpétrés contre Charlie Hebdo en janvier de cette année.

Pour découvrir plus sur la culture française et le street art, nous vous recommandons de lire Spraymium Magazine, édité par Nicolas Gzeley.

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Réflexions sur “The Flower Guy” aux multiples facettes, Michael De Feo

Michael De Feo Flower Guy Goncourt Belleville Oberkampf graffiti - street art parisRue Robert Houdin, Paris 11éme Arrondissement.

Ecrit par Jess Zimmerman :

Michael de Feo se sent aussi à l’aise en cherchant les ennuis avec la police d’Amsterdam qu’en critiquant le jargon du monde de l’art. Cet artiste à multiples facettes – travaillant moitié dans la rue, moitié pour des galeries – parvient à rester sur la fine ligne de démarcation entre le prétentieux monde de l’art et le moins affecté monde de la rue.

De Feo vient à Paris avec une mission qu’il a répétée de très nombreuses fois auparavant : peindre des fleurs. Ce n’est pas vraiment surprenant pour un artiste qui travaille sous le pseudonyme “The Flower Guy”, et ce depuis vingt-deux ans.

Cela doit-il imposer le respect ou devrions-nous nous interroger sur sa santé mentale ? La vraie question est plutôt : voir ses fleurs devenues une icône lui donne-t-il envie de les jeter ? Bah voyons ! Ce new-yorkais reste fidèle à la plante qui l’a rendu célèbre.

Michael De Feo Flower Guy photo reportage - street art parisDe Feo à rue Robert Houdin, Paris 11éme Arrondissement.

Avec de légères modifications qui apportent clairement un soulagement à ce fanatique des fleurs dans son infini cycle de reproduction, De Feo crée ses oeuvres avec un sens quasi-obsessionnel du détail. Et malgré cet aspect névrosé, c’est indéniablement prolifique et cela attire le regard.

Il a beau avoir gagné sa crédibilité en tant qu’un typiquement pauvre étudiant d’art récupérant du papier des poubelles sur la 17è et Broadway, cet artiste a trouvé une nouvelle voie confortable – une qui se divise bizarrement entre les galeries et la rue, et qui met à jour plus d’un paradoxe dans un voyage orageux passé à créer des oeuvres à Paris.

L’art de De Feo va de l’illégal au commercial, faisant de lui à la fois un mauvais garçon et le rêve de tout propriétaire de galerie. Ce n’est pas nouveau que le monde de l’art aime garder à l’oeil ce qui est “chaud et à la mode”, et New York peut se vanter d’avoir la première amené le street art dans les galeries dans les années 70. Mais De Feo a-t-il pour autant perdu de vue la nature rebelle et la guerrilla mystique à l’origine de ce mouvement ?

Il chevauche en effet une fine ligne, passant d’un rôle à l’autre. Il dit lui-même retenir un penchant inné pour “secouer le status quo, faire quelque chose qui ne devrait peut-être pas être fait ou qui n’est pas attendu, ou qui d’une certaine façon violente quelque chose”, mais ses converses blanches flambant neuves semble révéler quelque chose d’autre.

C’est une chose de parler, c’en est une autre d’agir, et même si De Feo se lève comme tous les adorés hors-la-lois, écrivains et artistes, ses vêtements, ses pointilleuses préférences en terme de peinture, et sa facilité notable à être vu du public, peuvent, ou non, l’avoir placé dans un autre camp.

Michael De Feo Flower Guy Belleville - street art parisThe Flower Guy ensures he gets the perfect shade at rue Robert Houdin.

Michael De Feo Flower Guy Canal Saint Martin Belleville graffiti - street art parisMichael De Feo à Rue Juliette-Dodu, Paris 10éme Arrondissement.

Michael De Feo artwork for sale at Rush Arts Gallery New York - street art paris‘Bloemen (A bedtime story)’, 2014, 53.5 x 40 inches – acrylique et spraypaint et les cartes sur la toile. Nouveau travail par Michael De Feo pour sa exposition à Rush Arts Gallery, New York, ‘Pocket Full of Posies’‘.

Michael De Feo Flower Guy Rush Arts Gallery New York flower paintings - street art parisMichael De Feo à l’exposition, ‘Pocket Full of Posies’ à Rush Arts Gallery.

Sans porter de jugement (trouvez-moi un artiste sans excentricités, ou qui maintient une ferme distance avec la commercialisation), De Feo incarne les contradictions de le street art aujourd’hui. Les graffitis sont-ils devenus des marchandises dans les galeries ? Est ce que cela lui enlève de la valeur ? Comment un mouvement au départ illégal change-t-il lorqu’il reçoit la reconnaissance de la société et est perçu comme un enrichissement culturel ?

C’est une zone grise sans réponses claires, et il y a beaucoup d’opinions différentes. Mais au final, De Feo, à la fois célébré dans les galeries et extraordinaire peintre floral, n’a pas totalement perdu de vue sa première motivation :

“La valeur intrinsèque n’est pas ce qui se passe quand vous rencontrez l’oeuvre, mais ce qui se passe après. Cela ouvre vos yeux, vous fait remarquer ce qu’il y a autour de vous. Quand vous serez sur votre trajet habituel, vous aurez peut-être moins d’oeillères. Peut-être que vous ne regardez pas le street art, que vous regardez n’importe quoi d’autre dans votre environnement immédiat, mais quoi qu’il en soit, les choses deviennent plus engagées”.

Michael De Feo Flower Guy pasted artwork Philadelphia - street art paris Philadelphia.

Michael De Feo Flower Guy mural painting street art - street art parisPeinture sur volet. 

Michael De Feo Flower Guy wheatpasted street art in New York - street art parisMichael De Feo, collage, New York.

Michael De Feo Flower Guy wheatpasted street art in New York - street art parisNew York. 

San Pedro, Belize - Michael De Feo Flower Guy - street art parisThe Flower Guy arrive à San Pedro, Belize.

Michael De Feo Flower Guy wheatpasted New York street art - street art parisCollage à San Francisco.

Children Museum of the Arts in New York City Michael De Feo Flower Guy - street art parisChildren Museum of the Arts à New York.

Michael De Feo Flower Guy street art in Buenos Aires - street art parisMichael De Feo collage, Buenos Aires. 

Michael De Feo Flower Guy pasted street art in New York - street art parisFleur collée juxtaposé à de vraies fleurs, New York.

Michael De Feo Flower Guy mural painting in Greenwich Connecticut - street art parisGraffiti, Greenwich, Connecticut.

Michael De Feo Flower Guy The London Police street art in Spring Street in New York City - street art paris 11 Spring Street in New York City.

Michael De Feo Flower Guy Saint Remy-de-Provence - street art parisSaint Remy-de-Provence. 

Michael De Feo Flower Guy New York - street art parisNew York.

Michael De Feo Flower Guy canals of Venice - street art parisMichael De Feo, canaux de Venise.

Michael De Feo Flower Guy - street art paris - Homage to Caillbotte’s rainy day in Paris is in Tarascon-de-ProvenceHomage au jour de pluie à Paris Caillbotte, Tarascon-de-Provence.

Michael De Feo Flower Guy - street art parisFleur peinte à la main.

Michael De Feo Flower Guy stickers - street art parisMichael De Feo tient un sticker de son iconique fleur. Photo par Joe Russo.

Michael De Feo Flower Guy wheatpasted street art in Turks and Caicos - street art parisUne fleur collée dans son habitat naturel, Turks and Caicos.

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Pour écouter l’interview de Michael De Feo par Underground Paris sur Radio Marais, c’est ici.

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Pour le site de MDF, c’est ici.

Pour l’Instagram de MDF, c’est ici.

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Graffiti au Canal de l’Ourcq

Canal l'Ourcq Dacruz graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris

Ancien lieu de stockage de grains et de farine, les Magasins Généraux qui se trouvent à Pantin le long du Canal de l’Ourcq furent un point central pour les locaux et pour les artistes urbains ces sept dernières années. Les artistes de la nouvelle édition de L’été du Canal Art of Popof, Da Cruz, Marko et leurs invités ont eu carte blanche pour peindre les deux immenses entrepôts.

Les Magasins Généraux ont même leur propre site dédié, mettant en scène un scénario interactif nous permettant de réaliser nos propres œuvres d’art.

Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisLes entrepôts de la vieille Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris situés rue Ernest Renan, 93500 Pantin

Monsieur Chat, Da Cruz and Art of Popof Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris

Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris

Monsieur Chat and Art of Popof Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisLes street artistes parisiens Monsieur Chat (à gauche) et Art of Popof

Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris Marko93 DaCruz Art of Popof Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisDacruz Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisŒuvre de Da Cruz, l’un des artistes invités

Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisCanal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisDacruz, art of popof, Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisHash Gang crew, Kuma, Moose, Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisCanal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris    Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris  Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris    Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative Paris  Canal l'Ourcq graffiti Magasins Généraux PoDaMa collective Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris à Pantin for l’ete-du-canal - Alternative ParisLa face nord des entrepôts

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Si vous souhaitez en apprendre davantage sur l’histoire du graffiti à Paris, de ses débuts dans les terrains vagues abandonnés de Stalingrad à ses adaptations actuelles, vous pouvez lire l’interview de Karim Boukercha sur Télérama.