Flateurville ferme ses portes dans une explosion de fumée bleue

by The Alternative Parisian on January 5, 2013

Après avoir passé le Bureau du Shérif, vous arrivez bientôt dans la Forêt Flateurville. Continuez encore un peu, et vous vous retrouverez dans l’arrière-cour du château (la salle de concert). De chaque côté, les chambres de Marcel et de Lorette. Poursuivez jusqu’à l’atelier de Marcel, et jusqu’aux deux salons. Et enfin, vous voici arrivés aux cabines équipées.

Que les choses soient claires, Flateurville a fermé ses portes après 7 ans. Mais laissez moi vous faire découvrir ce qui se avait lieu dans cette ruelle du 10è arrondissement, proche de la station Chateau d’Eau.

Le symbole de la ville de Flateurville est une fleur bleue, qui, nous dit-on, peut être chiquée, fumée ou inectée. On croise tout le long du bâtiment des portraits signés Laurent Godard, et des écrans de télévision montrent des vidéos.

 

 

 

 

 

 

 

A l’entrée du 24, Cour des Petites écuries, 75010, on peut s’attendre à être accueilli par l’artiste/musicien/réalisateur/boulanger/dentiste Laurent Godard, le créateur de Flateurville, ce village imaginaire probablement situé sur une planète imaginaire, créé à partir de lieux divers qu’il a investi durant ses voyages et ses rencontres : une ancienne tannerie à Essaouira, une ferme ostréicole sur l’île de Ré, une tour HLM à New York, un chateau en Bourgogne, et enfin la Piscine Molitor à Paris.

Ce site de 600 m² était autrefois composé de 24 petites écuries, puis fut occupé par l’imprimerie du journal Le Parisien.

usqu’à hier soir, Flateurville était à la fois un lieu où tout était de travers, tout en réveillant l’artiste en chacun de nous.

Les peintures signées Laurent Godard qui pendent partout sur les murs sont créées en utilisant la technique du dripping, mieux connue grâce à Jackson Pollock, qui consiste à faire ruisseler la peinture du pinceau sur la toile. Les peintures représentent le peuple de cet atypique lieu : P’tit Louis, un adolescent boutonneux mourant d’ennui dans cette triste ville ; Susan, une peintre revenue à Flateurville après 25 ans d’absence ; Jean-Baptiste, le fils du prêtre Mouss, un petit gitan ; Marcel, le mauvais garçon, tout juste sorti de prison.

On trouve des fragments de l’histoire du peuple de Flateurville un peu partout, un voyage narratif fascinant, un scénario en constance évolution qui nous rend à la fois inquiets et curieux.

Malheureusement, ce lieu n’est plus.

Cependant, les Flattervillois sont à la recherche d’une nouvelle contrée où s’installer, et seraient heureux d’entendre toutes vos suggestions.

Page Facebook de Flateurville

Site de Flateurville

 

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