graffiti Place de la République Alëxone, Hobz, Sowat, Nebay

Place de la république, et après un incendie accidentel au Café Monde et Média, un panneau d’affichage de trois mètre de haut a été érigé le temps des réparations, que les services de la mairie de Paris ont fait décorer grâce a un galeriste qui a contacté un groupe d’artiste.

La commande nécessitait de la peinture qu’elle n’inclue pas de message politique ou religieux, c’est pourquoi nous avons juxtaposé les messages hautement politiques ornant la statue de la République, avec les photos du mur, et une interview sur le nouveau projet de graffiti avec un des artistes et un journaliste vétéran du graffiti, Nicolas Gzeley de  Spraymium Magazine.

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Hazul Luzah street artist interview Paris street art (2)

Hazul Luzah est un artiste qui domine dans les rues de Porto, la deuxième plus grande ville du Portugal après Lisbonne.  C’est un artiste graffiti autodidacte qui a développé un style transformant le lettrage classique en des formes calligraphiques décoratives indéchiffrables – que le journaliste à pris pour de la calligraphie Arabe ! – souvent mixé avec des images de la nature, il décrit son travail comme un processus « d’étape par étape », s’appuyant sans cesse sur ses précédents travaux.

Dernier invité en date du fameux espace artistique public, Le M.U.R., réservé uniquement aux artistes ayant une expérience crédible de la rue (voir photo ci-dessus). Nous l’avons brièvement interviewé et suivis.

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Paris street artist Levalet - Underground Paris (3)

Parlez-nous un peu de vos travaux, quels sont les thèmes principaux ? Par quoi avez-vous été influencé ?

Je ne sais pas si on peut parler de thèmes principaux dans mes travaux, je travaille sur des mises en scène du dessin dont les thèmes sont différents à chaque fois. Mes influences sont multiples, elle vont du théâtre au cinéma, des arts plastiques à la bande dessinée. Après, je travaille avant tout à partir de lieux de vie urbains dont l’iconographie de mes scènes découle forcément. J’exploite la plupart du temps des scènes tirées d’un quotidien fantasmé, toujours un peu en décalage par rapport à la réalité.

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Interview avec Chanoir

by Antoine Weber on December 1, 2014

Interview par Antoine Weber

Traduction par Pendy Holmes

Artiste colombien basé à Paris, Alberto Vejarano, mieux connu sous le pseudo Chanoir, est retourné à la rue il y a deux ans, cherchant à élargir les expressions de ses chats si particuliers. Ancien étudiant de l’Ecole des Beaux Arts à Saint-Germain-des-Prés, il est conscient des différences entre un travail de rue et un travail en studio.

Chanoir travaille également avec des marques, ce qui ne lui pose aucun problème, bien au contraire…

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Michael de Feo "The Flower Guy" New York street artist Paris graffiti art urbain - Underground Paris. Photo : copyright 2014 Jess Zimmerman

Ecrit par Jess Zimmerman:

Traduction par Pendy Holmes

Michael de Feo se sent aussi à l’aise en cherchant les ennuis avec la police d’Amsterdam qu’en critiquant le jargon du monde de l’art. Cet artiste à multiples facettes – travaillant moitié dans la rue, moitié pour des galeries – parvient à rester sur la fine ligne de démarcation entre le prétentieux monde de l’art et le moins affecté monde de la rue.

De Feo vient à Paris avec une mission qu’il a répétée de très nombreuses fois auparavant : peindre des fleurs. Ce n’est pas vraiment surprenant pour un artiste qui travaille sous le pseudonyme “The Flower Guy”, et ce depuis vingt-deux ans.

Cela doit-il imposer le respect ou devrions-nous nous interroger sur sa santé mentale ? La vraie question est plutôt : voir ses fleurs devenues une icône lui donne-t-il envie de les jeter ? Bah voyons ! Ce new-yorkais reste fidèle à la plante qui l’a rendu célèbre.

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Jorge Pomar art exhibition Paris street art graffiti interview Le MUR Oberkampf. Photo by Demian Smith copyright 2014

Des animaux aux contours naïfs arborant des armes, peints sur un mur public à Paris ? Une conversation avec l’artiste argentin Jorge Pomar (AMOR), nous révèle le peu d’anxiété ressenti concernant le contraste de tels images.

Venu à Paris pour peindre Le M.U.R. – l’ancien panneau publicitaire de trois mètres par huit, situé dans le 11ème, et alloué par la ville de Paris pour la promotion de l’art urbain -  sa dernière œuvre, ci-dessus, enfantine et colorée, véhicule en fait un message bien plus sombre, proche du message de son exposition à La Friche en 2013, un espace d’exposition à Belleville.

Les joyeaux rayons de soleil de l’œuvre de Pomar, créée sur Le M.U.R., peuvent vous attirer, mais ce graffiti n’a rien d’un jardin d’enfant. Préparez vous à vous confronter à la dure réalité !

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Nelio street artist paints Le M.U.R. XIII, Paris 13th Arrondissement graffiti mural wall

Translation par Pendy Holmes:

Jusqu’à récemment, Nelio était à Buenos Aires. Il y a vécu et travaillé pendant 5 mois, apprenant l’espagnol, collaborant avec des artistes locaux, et profitant du soleil loin du froid de l’Europe du nord. Il vient juste de terminer de peindre Le M.U.R., dans le 13è arrondissement de Paris, photo ci-dessous, le second espace dédié à l’art éphémère de la ville.

Voici son interview, faite à Buenos Aires, dans laquelle il explique son passé artistique et ses influences, son expérience à peindre en Amérique du Sud et en Australie, comment internet lui a permis de vivre de son art, et sa conception du street art.

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Miss Van exhibition at Parisian street art project Le M.U.R. - Photo by Demian Smith (1)

Miss Van, de son vrai nom Vanessa Alice Bensimon, est originaire de Toulouse, dans le sud de la France. Elle fait désormais partie des 140 artistes à laisser leur marque pour le projet Le M.U.R., comme le montre la photo ci-dessus.

Ce panneau publicitaire de 8 mètres sur 3 reçoit toutes les deux semaines le travail d’un graffeur différent, gardant ainsi l’esprit intrinsèquement éphémère du street art en effaçant un artiste pour laisser la place à un autre. Il est géré par l’association à but non lucratif Le M.U.R., fondée par des artistes de rue en 2007, qui le détournaient auparavant systématiquement et illégalement avec des oeuvres d’art.

Miss Van exhibition at Parisian street art project Le M.U.R. - Photo by Demian Smith (5)

”Bien Bonitas De Paris”: Miss Van a bravé la pluie hier pour peindre pour le projet de street art parisien Le M.U.R., dans le 11è arrondissement, 107 rue Oberkampf, 75011. 

Miss Van a commencé le graffiti à l’âge de 18 ans, et quelques années plus tard, en 1993, elle se mit à peindre ses personnages féminins aux yeux de biche, ses poupées, que l’on peut voir ci-dessus, aux côtés de Mademoiselle Kat.

Pour Van, ses femmes séductrices sont les représentantes de la prise de pouvoir des femmes et de ses déviances. Ce qui ne l’empêche pas de faire face aux critiques des féministes, bien que d’autres critiques considérent Miss Van comme l’initiatrice du mouvement féministe dans le street art.

Elle a commencé à peindre sur les murs pour se positionner contre le monde de l’art conventionnel, mais elle passe désormais la plupart de son temps à peindre dans son atelier à Barcelone, faisant des toiles qui seront vendues grâce à un réseau international de galeries en Europe, en Asie et en Amérique.

Miss Van exhibition at Parisian street art project Le M.U.R. - Photo by Demian Smith (2)

Miss Van est renommée pour ses portraits sensuels de corps féminins, ses poupées.

Miss Van exhibition at Parisian street art project Le M.U.R. - Photo by Demian Smith (3)

 Le caractère éphémère du M.U.R. est démontré par un graffiti fait seulement quelques heures après que Miss Van a fini de peindre. Cette oeuvre sera détruite dans deux semaines, pour laisser la place au prochain artiste choisi par l’association Le M.U.R..

Miss Van exhibition at Parisian street art project Le M.U.R. - Photo by Demian Smith (4)

Miss Van exhibition at Parisian street art project Le M.U.R. - Photo by Demian Smith (7)

Miss Van exhibition at Parisian street art project Le M.U.R. - Photo by Demian Smith (8)

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Pour voir le site de Miss Van, c’est ici

Cleon Peterson Palais de Tokyo Lasco Project Paris street art graffiti exhibition - Photo: Demian Smith IMG_4171

La même semaine où Google annonce le lancement français de son projet documentaire sur le street art virtuel au Palais de Tokyo, un autre évènement lié au graffiti et de portée similaire a lieu au même musée – des travaux affichés sur les murs du sous-sol, qui, contrairement à l’exposition de Google, peuvent être vus en vrai, et, pour autant que l’on sache, sans violation de droits.

Cette exposition est organisée dans le sous-sol oublié de ce que l’on pourrait qualifier de musée bourgeois, recréant ainsi la place réelle des graffitis dans la vie culturelle européenne. Il s’inscrit dans la continuité du travail commencé par les artistes graffeurs français Lek & Sowat, il y a quelques années, dont nous parlions ici.

Nommée Lasco Project, 3è édition, en l’honneur des grottes de Lascaux, dont les murs sont renommés pour leurs peintures préhistoriques, cette exposition au Palais de Tokyo, organisée par l’insaisissable Hugo Vitrani, est peut-être la meilleure, incluant entre autres des travaux du graffeur new-yorkais Futura 2000 et du pionnier anglais Mode 2. On y retrouve également ces artistes : Cleon Peterson (USA), Horfée (France), Ken Sortais (France), Evol (Allemagne), Vhils (Portugal), Cokney (France).

Horfee - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art - Photo by Horfé

Work par Horfé. Photo par Horfé pour Underground Paris.

(tout en haut) Oeuvre de Cleon Peterson, artiste basé à Los Angeles. Peterson, un des illustrateurs de skateboard les plus recherchés, montre les thèmes principaux de l’exposition, dépeignant une dystopie vide de toute morale et justice – un paysage urbain ultra-violent, similaire à celui dans lequel il a été élevé. 

Horfee - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - graffiti Paris street art exhibition - Photo by Horfee

Le travail de Horfé est exposé face à celui de Ken Sortais, ci-dessous, et ils tirent chacun leur inspiration du manga japonais “Violence Jack”. Les deux artistes vivent et travaillent à Paris, après avoir été diplômés de la prestigieuse école des Beaux-Arts de Paris. Photo par Horfé pour Underground Paris. 

Ken Sortais - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - graffiti Paris street art exhibition - Photo by Demian Smith

Ken Sortais, tout en demeurant très actif dans les rues à travers le collectif artistique PAL (Peace and Love) mené avec Horfé, a développé une forte technique en atelier. Sortais a fait une exposition au Palais de Tokyo en 2011, après avoir gagné le prix du Salon de Montrouge la même année. 

Ken Sortais & Horfee - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art - Photo by Demian Smith

Japanais manga “Violence Jack,” crée 1973 par Go Nagai.

 

Vhils - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art - Photo by Demian Smith

L’artiste portugais Vhils, de son vrai nom Alexandre Farto, a commencé sa carrière en peignant des trains, et ajoute un de ses inimitables portraits en pierre au sous-sol du Palais de Tokyo. Diplômé de l’école d’Art et du Design Central Saint Martins (Londres), Farto a été découvert par le public au Cans Festival de Bansky. 

Vhils - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art - Photo by Demian Smith

Work par Vhils à le Palais de Tokyo, Lasco Project 3.

Evol street art - Palais de Tokyo - Lasco Project - Photo by Nicolas Gzeley © 2014 - IMG_3992-2

Evol, artiste basé à Berlin, crée de petites maisons en utilsant des blocs de béton, des pochoirs et des bombes de peinture. Son travail s’intéresse aux doutes concernant nos attentes dans la création d’une utopie architecturale et politique. Photo par Nicolas Gzeley. 

Cokney - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art - Photo by Demian Smith

L’artiste graffeur français Cokney propose pour Lasco des documents qu’il a reçu pour dommages criminels. Avec une amende 200 000 euros pour ses peintures illégales sur les trains et les bus, il s’oppose à cette décision. Il travaille également en tant qu’artiste tatoueur au studio parisien Hand In Glove

Cokney - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art - Photo by Demian Smith

Work par Cokney à le Palais de Tokyo, Lasco Project 3.

Cokney - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art - Photo by Demian Smith

Work par Cokney à le Palais de Tokyo, Lasco Project 3.

Cokney - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art exhibition - Photo by Demian Smith

Work par Cokney à le Palais de Tokyo, Lasco Project 3.

Cokney - Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art exhibition - Photo by Demian Smith

Work par Cokney à le Palais de Tokyo, Lasco Project 3.

Palais de Tokyo - Lasco Project #3 - Hugo Vitriani interview - graffiti Paris street art exhibition - Photo by Demian Smith

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L’exposition Lasco Project 3  se tiendra jusqu’au 31 juillet au Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson, 75016, Paris.

Des visites guidées ont lieu les mercredis, samedis et dimanches à 12h30. 

Roti Street art paris living walls (8)

Peintre, tailleur de pierre, sculpteur, tatoueur, lithographe. Les artistes polymorphes de la carrure de Roti sont rares de nos jours. C’est évidemment enrichissant pour le Street Art, mais cela rend la tache difficile pour un journaliste. Il est difficile de parler de son travail, et presque impossible de savoir où et par quoi commencer entre les pratiques diverses qu’il maîtrise.

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