Le M.U.R. - Rubbish Cube - Paris street art - Copyright 2013 True Duke http://www.facebook.com/duketrue

Les oeuvres de Rubbish Cube, délicatement créées avec des morceaux de papier découpés à la main, requièrent chacune de nombreuses heures de travail, et sont reconnaissables entre toutes sur les murs de Paris, et plus particulièrement dans la rue Amelot, dans le 11è arrondissement. La légèreté et la fragilité de son art de rue, qui nécessite un savoir-faire technique impressionnant, seront désormais exposées légalement pendant deux semaines, grâce à l’association Le M.U.R.

Rapidement, petit rappel pour ceux qui ne sont pas familier avec  Le M.U.R. : il s’agit d’un projet permettant de promouvoir le street art grâce à un panneau de 3×8 mètres, laissé aux organisateurs par la mairie de Paris.

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L’art de rue de Rubbish. Copyright 2012 charliestine.net

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RuRubbish approche de son espace de travail.  Photo: Copyright 2013 True Duke

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La précédente oeuvre de Le M.U.R. par  Da Cruz recouverte par Rubbish (tee hee!). Photo: Copyright 2013 True Duke 

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 Photo: Copyright 2013 True Duke

Le M.U.R. - Rubbish Cube - Paris street art - Copyright 2013 Laurence Pierrain-Mateudi http://www.facebook.com/laurence.pierrainmateudi

Le Président de Le M.U.R., Bob Jeudy (gauche) avec Rubbish (droite). Le co-fondateur et secrétaire général de Le M.U.R., Thomas Schmitt, au fond, donnant un coup de main à l’artiste. Copyright 2013 Laurence Pierrain-Mateudi 

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Des parisiens enthousiasmés par l’art urbain regardent en direct la performance artistique. Copyright 2013 Laurence Pierrain-Mateudi 

Artiste de rue, Rubbish Cube (ou Rubbish, pseudo qu’il préfère) est un autodidacte de 32 ans, habitant et travaillant à Besançon, dans l’est de la France. Il crée de délicats collages, rappelant les oeuvres de Swoon, une artiste de rue américaine. Il crée ainsi une fragile poésie en étonnante symbiose avec l’espace urbain parisien en pierre, avec de grands portraits en noir et blanc, au regard souvent perçant et intensément émouvant.

Rubbish, qui a choisi son pseudo d’après son ancien groupe, Dirty Rubbish, a exposé l’année dernière à la galerie Le Cabinet d’Amateur en compagnie, entre autres, de Fred Le Chevalier, Diamant, Gzup, Arnaud Boisramé, Miss.Tic, Paella et Tristan de Limbes.

Habituellement, les motifs récurrents de son travail sont la main de l’Inquisiteur et le Coeur de la Ville, collés sur les murs de Paris, évoluant puis disparaissant au gré du temps et de l’activité de la ville. Cette intéraction entre le travail de l’artiste et la vitalité de l’espace urbain augmente sa féroce beauté, et donne l’impression d’un esthétisme accessible à tous.

Rubbish Cube qualifie parfaitement l’art urbain, le considérant comme un hommage éphémère envers le libertarianisme et l’humanisme. Rubbish Cube, inspiré par la culture Native Américaine, les mythes et légendes, et par des personnalités de la Beat Generation comme Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William Burroughs, utilise rarement la couleur.

Créés avec une incroyable précision technique, ses délicats papiers dentelés dégagent une émotion poétique et transmettent des motifs infinis. En suivant les circonvolutions de ces fines dentelles, le spectateur peut se retrouver plongé dans un état de profonde contemplation.

Rubbish reconnait avoir été influencé par l’artiste de rue américaine Swoon, qui utilise également des collages de papiers découpés en dentelle, qu’elle colle dans le quartier new-yorkais de Brooklyn et au-delà, mais le travail de Rubbish a un style artistique très différent. Rubbish dit ne pas vouloir être influencé par le street art, mais plutôt par le surréalisme pop et l’art Lowbrow, tel que l’art de Todd Schorr.

 Photo: Copyright 2013 True Duke

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Le M.U.R. - Rubbish Cube - Paris street art

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Le M.U.R. - Rubbish Cube - Paris street art

 

Visitez le site de Rubbish, rubbish-cube.blogspot.fr

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Le M.U.R. peut être visité 24h sur 24, 365 jours par an, à l’adresse suivante : 

107 Rue Oberkampf

75011 Paris

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Plus d’articles et d’interviews sur les sites suivants : 

mcwp.net

parisianshoegals.blogspot.fr

streetlove.fr

 

L7M street artist - sao paolo street art - pixacao graffiti - Underground Paris - Fernanda Hinke copyright 2013 (6)

L’artiste de rue L7M, originaire de São Paulo, a commencé il y a 8 ans à peindre le pixação, cette forme unique de graffiti calligraphié propre au Brésil, et, comme de nombreux autres Brésiliens impliqués dans cette pratique anti-sociale, principalement venus des quartiers pauvres, il fut persécuté pour cela.

Ce film, réalisé par Fernanda Hinke, rédactrice pour Underground Paris, montre l’oeuvre créée par L7M à l’intérieur d’une usine abandonnée, et est doublé d’une interview de l’artiste dans laquelle il s’oppose à la culture matérialiste du Brésil.

(Note : la vidéo ci-dessous inclut des sous-titres français et anglais, que vous pouvez mettre en place manuellement en cliquant sur le coin en bas à droite du menu YouTube)

Produit par:

Marcos Hinke

Jaqueline Souza

Fernanda Hinke (mylifeonmybike.com)

Ne se contentant plus d’exister en marge de la société, L7M a diversifié sa pratique du graffiti, et a récemment fait partie d’expositions collectives en Allemagne, au Portugal, en Israël, au Chili, ainsi qu’au Brésil.

Avec brio, Fernanda a planifié sa rencontre avec L7M alors qu’elle était encore à Paris et qu’elle devait se rendre au Brésil. Ce ne fut qu’à son arrivée il y a quelques semaines que Fernanda a découvert que L7M était originaire de la même ville qu’elle, près de São Paulo.

L7M se concentre sur les oiseaux et les portraits humains faits à la bombe. Ses portraits nous parle de mélancolie, et, comme il l’explique dans le film, peuvent être interprétés comme une objection au capitalisme, à la corruption et à la violence qui dominent le Brésil. De l’autre côté, ses oiseaux forment un contrepoids et représentent la libération de ces souffrances.

Le travail de L7M doit être compris comme une protestation, et son art de rue nous montre plus particulièrement le chaos de la vie moderne.

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (16)

JonOne, le graffeur de trains new-yorkais qui, il y a fort longtemps, s’est installé à Paris, a peint une Rolls-Royce offerte par Eric Cantona, un coup de pub pour la vente aux enchères d’art urbain Artcurial qui a lieu cette après-midi.

La pilule est également amère pour l’auteur de ces lignes, mais avant de l’avaler, sachez que l’argent récolté pour cette Rolls-Royce taguée ira intégralement à la Fondation Abbé Pierre, une institution aidant les plus démunis.

Les prix sont généralement exhorbitants à  Artcurial, une compagnie privée avec un turnover annuel de 127 millions d’euros en 2011, mais la Rolls-Royce Corniche II de seconde main d’Eric Cantona, recouverte par les tags de JonOne, est mise en vente pour pas grand-chose, la mise de départ étant de 20 000 euros.

Aujourd’hui, près de 330 oeuvres de street art vont passer sous le marteau de cette vente aux enchères, qui a lieu à l’hôtel Marcel-Dassault. Les enchères commencent à 400 euros et montent jusqu’à 120 000 euros, y compris l’oeuvre “Kiss” du protégé de Bansky, Mr Brainwash.

 

Bien évidemment, le travail de Bansky est lui aussi présent à cette mise aux enchères. Artcurial propose une de ses oeuvres avec pour prix de départ 100 000 euros. Cependant, les oeuvres de Bansky viennent toutes d’un second marché. Bansky ne participe généralement pas directement à ces business d’art bourgeois. Même si nous savons par la galerie Bankrobber à Londres qu’il donne des oeuvres aux maisons d’enchères de classe supérieure au Royaume Uni en échange d’un accord les empêchant de vendre ses oeuvres de rues “illégalement” récupérées. En France, il est vraiment illégal de récupérer des oeuvres de street art dans la rue.

 

La Rolls Royce appartenant au Kung Fu Kick Cantona, été peinte par le graffeur JonOne, une performance filmée en direct pour la TV en novembre dernier, et sera mise en vente cette après-midi. Artcurial a décidé de ne pas faire payer de frais pour la vente de cette Rolls de 1984, modèle Corniche, que Cantona surveillait alors qu’elle était taguée par JonOne en direct pour la chaîne de TV française Canal + en Novembre 2012. Cantona a déclaré : “J’ai décidé de la donner car elle représente le plus fort symbole de la richesse, et elle aidera ceux qui sont dans la plus grande pauvreté”. Il a ensuite ajouté : “Cette Rolls Royce peinte par l’artiste de rue JonOne, de renommée internationale, a une vraie cohérence et beaucoup de force”. Pas très différent d’un des magiques coups de pied de Cantona, imagine l’auteur de ces lignes.

Dans la cour de Marcel Dassault se trouvait hier la Rolls-Royce léguée par l’ancien footballer à Artcurial pour la Fondation Abbé Pierre, peinte par l’artiste américain JonOne en novembre 2012 en direct pour l’émission Le Grand Journal, sur la chaîne de TV française Canal +. La Rolls est la plus grande des 300 oeuvres en vente, dont on espère 1 million d’euros de recettes. En 2012, le total des ventes était d’1 million d’euros, incluant les charges, contre 555 700 euros en 2011.

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (12)

 

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (14)

 

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (15)

 

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (13)

 

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (17)

Parmi les autres artistes et les oeuvres d’art présents, on trouve “Chinese Soldiers”, de Shepart Fairey (estimée entre 30 000 et 40 000 euros), “Flying copper” de Bansky (estimée entre 90 000 et 120 000 euros). Le français Space Invader est représenté avec plusieurs mosaïques ayant des mises de départ entre 8000 et 12 000 euros.

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (11)

La salle d’exposition de Shepard Fairey, alias Obey, à Artcurial. Une photo de Fairey tenant une photo par Philippe Bonan, prise à Paris en Juin 2012. Pour voir comment cette photo a été prise, vous pouvez voir notre vidéo, ici

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (1)

‘Flying Copper’ de Banksy

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (7)

Oeuvre du pionnier Keith Haring, artiste de rues de New York

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (6)

Le graffeur Crash, de New York

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (8)

Photo de COPE2, le fameux graffeur new yorkais

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (10)

 

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (9)

Jana, du couple street art Jana und JS, en train de peindre durant l’événement, hier

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (5)

L’artiste espagnol Pez (tout en haut), Chanoir au milieu. En haut à droite, une oeuvre de FKDL, alias Franck Duvas. En bas à gauche, une oeuvre de Happy Seizewallmaker. 

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (4)

L’oeuvre tout en haut à droite est un poster des grèves de Paris en 1968, produit aux Beaux Arts, Atelier Populaire

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (3)

Revenons à  JonOne, une personnalité importante du “street art” parisien (il reconnait ne pas avoir peint en extérieur depuis un long moment) : JonOne est avant tout de New York, où il a appris le style originel du mouvement graffiti dans les métros, qu’il a importé en France. Né en 1963 à New York, JonOne commence à écrire son nom dans la ville dans les années 70, avant de se mettre à peindre sur toile à la fin des années 80. Son travail aujourd’hui est un mélange de ses racines en tant que tagueur, combiné à un expressionnisme abstrait, aux couleurs brillantes, incluant souvent des motifs tribaux, et libéré du conservatisme du graffiti “hip hop”. Ce qui ne l’empêche pas de toujours défendre fortement ce mouvement.

JonOne a développé son style aux côtés d’autres graffeurs, comme A-One et Phase II, tirant leur inspiration du mouvement graffiti des métros de New York. Beaucoup de graffeurs dénoncent son travail sur toile, cependant, à cause des influences de peintres non-graffeurs tels que Matisse et Kandinsky, et des expressionnistes abstraits Joan Mitchell, Jackson Pollock, Willem de Kooning et Robert Motherwell.

JonOne paints Eric Cantona Rolls-Royce for Artcurial urban art auction in Paris (2)

JonOne oeuvre sur toile

De son vrai nom John Perello, JonOne est né dans le quartier d’Harlem de parents venus de République Dominicaine. Son premier contact avec le graffiti fut à l’âge de 17 ans, où il commença par taguer son nom Jon avec le suffixe 156. A cette époque, il entra en contact avec le graffeur Bando. A la suite d’une invitation de Bando, JonOne déménagea à Paris en 1987, et commença son travail sur toile dans un ancien hôpital reconverti en squat, l’Hôpital Ephémère, situé dans le 18è arrondissement, où il peint aux côtés des artistes A-One, Ash, Jayone et Sharp. Une exposition importante sur ses débuts à Paris fut montée en 1990, à la galerie Gleditsch 45 à Berlin.

Son lien avec l’annuelle vente aux enchères d’Artcurial Urban Art remonte à ses débuts. En 2007, une toile créée à l’Hôpital Ephémère en 1993, nommée Match Point, fut vendue pour près de 25 000 euros à un collectionneur New yorkais. Cela reste aujourd’hui encore la plus grosse enchère pour une oeuvre de graffiti français.

JonOne apprit à maîtriser les codes stylistiques du graffiti durant sa période à New York, mais il ne se conforma jamais complètement à cette école de l’art. Avant même d’arriver à Paris en 1987, les productions de JonOne n’ont jamais correspondu à l’archétype dy graffeur. Il est connu pour avoir amené avec lui des pinceaux en plus de bombes de peinture quand il a voulu repeindre un métro de New York. Grâce à l’entremise du graffeur A-One (Anthony Clark), JonOne est connecté directement à Jean-Michel Basquiat, et a ainsi un lien entre entre le monde du graffiti et le monde des galeries. Se permettant d’adopter les idées et techniques du moment dans ses oeuvres, le travail de JonOne montre un grand mouvement, des mélanges de couleurs intenses, un style libéré aux coups précis, une répétition, le tout en équilibre pour créer une expérience visuelle dynamique. (Cette dernière phrase est en grande partie un plagiat de l’article Wikipédia sur JonOne).

L’un des plus gros payeurs de JonOne, Artcurial (il est également représenté par les deux meilleures galeries d’art urbain de Paris, la Galerie Le Feuvre et la Galerie Magda Danysz) est une très importante maison de vente aux enchères française, avec trois commissaires-priseurs à sa tête : Francis Briest, Hervé Poulain, et François Tajan. Il s’agit d’une entreprise indépendante, ayant Dassault Group dans ses actionnaires, le propriétaire de nombreuses entreprises telles que le journal français Le Figaro. Artcurial était situé au 9 avenue Matignon (qui désormais héberge Christie, la plus grande maison de vente aux enchères de Grande-Bretagne), et se trouve maintenant à l’hôtel Dassault, appartenant à Dassault, au 7 rond-point des Champs Elysées. Artcurial tient plus d’une centaine de ventes par an, avec 20 spécialités. Artcurial détenait auparavant le monopole des ventes aux enchères en France, mais un changement de loi en 2000 a ouvert le marché, et vu l’arrivée des maisons de ventes aux enchères britanniques Christie et Sotheby. Francis Briest, le premier associé et fondateur d’Artcurial, travaille avec Hervé Poulain et François Tajan sur les ventes aux enchères qui ont toutes lieu dans leur quartier général de 2000m² et qui sont ouvertes au public.

Les domaines d’expertise d’Artcurial incluent, entre autres, l’Art Moderne et Contemporain, l’Art Déco, l’Art Tribal, l’Art Asiatique, l’Archéologie orientale, l’Art Islamique, les peintures et dessins du 19è siècle, les livres anciens, les autographes, les gravures, les voitures anciennes, les vins et alcools. Artcurial sponsorise et organise également des évènements, tels que le Prix Artcurial du Livre d’Art Contemporain, et le Prix Marcel Duchamp.

Artcurial contrôle également 4 filiales en France : à Toulouse, Deauville, Marseille et Lyon, ainsi qu’Artcurial China à Shanghai. En tout, Artcurial gère 8 maisons de vente aux enchères dans le monde.

Commissaire-priseur principal, Hervé Poulain était également un amateur de courses automobiles et a participé à onze courses au 24 Heures du Mans, la fameuse course d’endurance, qui se tient annuellement depuis 1923. Il est l’inventeur du concept “Art Cars”, où des artistes décorent les voitures participant à la course au Mans. Andy Warhol et Roy Lichtenstein ont y participé. Poulain est également l’auteur de plusieurs livres sur l’art, notamment L’art, la femme et l’automobile (1989) et Mes Pop Cars (2006). Il est le fondateur et le président de SYMEV (syndicat national des maisons de vente aux enchères).

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Maison de vente aux enchères Artcurial Urban Art

22 janvier, 14h

Artcurial

7 Rond-point des Champs-Elysées, 75008

www.artcurial.com

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Pour télécharger le catalogue d’art urbain de la maison de vente aux enchères Artcurial, c’est ici.

Après avoir passé le Bureau du Shérif, vous arrivez bientôt dans la Forêt Flateurville. Continuez encore un peu, et vous vous retrouverez dans l’arrière-cour du château (la salle de concert). De chaque côté, les chambres de Marcel et de Lorette. Poursuivez jusqu’à l’atelier de Marcel, et jusqu’aux deux salons. Et enfin, vous voici arrivés aux cabines équipées.

Que les choses soient claires, Flateurville a fermé ses portes après 7 ans. Mais laissez moi vous faire découvrir ce qui se avait lieu dans cette ruelle du 10è arrondissement, proche de la station Chateau d’Eau.

Le symbole de la ville de Flateurville est une fleur bleue, qui, nous dit-on, peut être chiquée, fumée ou inectée. On croise tout le long du bâtiment des portraits signés Laurent Godard, et des écrans de télévision montrent des vidéos.

 

 

 

 

 

 

 

A l’entrée du 24, Cour des Petites écuries, 75010, on peut s’attendre à être accueilli par l’artiste/musicien/réalisateur/boulanger/dentiste Laurent Godard, le créateur de Flateurville, ce village imaginaire probablement situé sur une planète imaginaire, créé à partir de lieux divers qu’il a investi durant ses voyages et ses rencontres : une ancienne tannerie à Essaouira, une ferme ostréicole sur l’île de Ré, une tour HLM à New York, un chateau en Bourgogne, et enfin la Piscine Molitor à Paris.

Ce site de 600 m² était autrefois composé de 24 petites écuries, puis fut occupé par l’imprimerie du journal Le Parisien.

usqu’à hier soir, Flateurville était à la fois un lieu où tout était de travers, tout en réveillant l’artiste en chacun de nous.

Les peintures signées Laurent Godard qui pendent partout sur les murs sont créées en utilisant la technique du dripping, mieux connue grâce à Jackson Pollock, qui consiste à faire ruisseler la peinture du pinceau sur la toile. Les peintures représentent le peuple de cet atypique lieu : P’tit Louis, un adolescent boutonneux mourant d’ennui dans cette triste ville ; Susan, une peintre revenue à Flateurville après 25 ans d’absence ; Jean-Baptiste, le fils du prêtre Mouss, un petit gitan ; Marcel, le mauvais garçon, tout juste sorti de prison.

On trouve des fragments de l’histoire du peuple de Flateurville un peu partout, un voyage narratif fascinant, un scénario en constance évolution qui nous rend à la fois inquiets et curieux.

Malheureusement, ce lieu n’est plus.

Cependant, les Flattervillois sont à la recherche d’une nouvelle contrée où s’installer, et seraient heureux d’entendre toutes vos suggestions.

Page Facebook de Flateurville

Site de Flateurville

 

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (9)

Les oeuvres de Da Cruz, artiste de rue parisien, peuvent être repérées principalement dans le secteur de La Villette, entre Crimée et le canal de l’Ourcq, dans le 19è arrondissement. Mais depuis hier, il est également visible dans le 11è arrondissement, après avoir été invité par l’association Le M.U.R.

Petit rappel pour ceux d’entre vous qui ne sont pas familiers avec Le M.U.R. : il s’agit d’un projet permettant de promouvoir le street art grâce à un panneau de 3×8 mètres, laissé aux organisateurs par la mairie de Paris.

L’oeuvre de Da Cruz se distingue par des formes très simples, dans un style très personnel et très coloré, aux fortes influences latino-américaines et africaines. Afin de garder votre intérêt, nous pouvons ajouter que Da Cruz a été invité auparavant à exposer au Centre Pompidou, une autre grande organisation pour l’art contemporain. (Vous trouverez une vidéo à ce sujet à la fin de l’article).

Les peintures enjouées de Da Cruz sont, selon lui, inspirées par les motifs latino-américains (Mayas, peut-être ?) qui ressortent de ces nombreux voyages en Amérique du Sud et en Afrique, et de son propre héritage culturel. Nous vous choquerons peut-être en écrivant cela, mais tant pis : son oeuvre se fond parfaitement dans les quartiers dans lesquels il peint, aux racines culturelles multiples.

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (10)

 

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (2)

 

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (4)

 

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (1)

 

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (6)

 

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (7)

 

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (8)

 

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (3)

Da Cruz - Le M.U.R. - Paris street art and graffiti (5)

 (G-D) Da Cruz et cofoundateur et secrétaire de Le M.U.R., Thomas Scmitt

Da Cruza été impliqué dans un spectacle de graffiti consistant à repeindre un vieux bâtiment des douanes sur le Canal de l’Ourcq, que nous avions suivi en septembre dernier. 

Par le passé, Da Cruz a également pris part à Paris Face Cachée, qui proposait des visites en français montrant les merveilles cachées de Paris, et notamment son street art. Paris Face Cachée peut vous sembler génial, mais si vous cherchez une visite en anglais (ou en français ou en portugais) avec des experts en street art et graffiti, vous devriez jeter un oeil aux visites et aux ateliers que nous, Underground Paris, proposons.

 

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Le M.U.R. est un acronyme pour l’Association “Modulable, Urbain et Réactif”. Il se trouve à la jonction des rues Oberkampf et Saint Maur dans le 11è arrondissement, et est renouvellé toutes les deux semaines.

L’association Le M.U.R. a été conçue en 2003 par Jean Faucheur et Thomas Schmitt, et est une association officielle depuis 2007.

pont des arts jace street art paris itinerrance (16)

Le Pont des Arts, reliant le Louvre au Rive Gauche à Paris, autrefois a tenu le poids des milliers d’amoureux. Il était une fois des couples cadenasseraient leur amour au pont et jetteraient la clé, en immortalisant leur relation près de la Seine, à Paris, la ville d’amour. De façon controversée, la mairie de Paris était obligée à démonter les 45 tonnes du fer des grilles du pont à cause de la possibilité de son effondrement. Mais avec des couples furieux, Paris avait besoin d’une solution à son problème lourd. Une fois le pont romantique des cadenas, aujourd’hui est transformé dans une gallérie publique pour le street-art, grâce à la collaboration entre la mairie et Gallérie Itinerrance.

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Intra Larue Paris street art - parc de belleville - Underground Paris (7)

La street artiste française Intra Larue a commence ses sculptures en plâtre de ses seins comme un blague. Elle a un travail alimentaire et n’a pas encore parler de son occupation, ce qui est surprenant avec 450 seins peints compté, ses sculptures ont lentement ajouté de la couleur au gris parisien.

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graffiti Place de la République Alëxone, Hobz, Sowat, Nebay

Place de la république, et après un incendie accidentel au Café Monde et Média, un panneau d’affichage de trois mètre de haut a été érigé le temps des réparations, que les services de la mairie de Paris ont fait décorer grâce a un galeriste qui a contacté un groupe d’artiste.

La commande nécessitait de la peinture qu’elle n’inclue pas de message politique ou religieux, c’est pourquoi nous avons juxtaposé les messages hautement politiques ornant la statue de la République, avec les photos du mur, et une interview sur le nouveau projet de graffiti avec un des artistes et un journaliste vétéran du graffiti, Nicolas Gzeley de  Spraymium Magazine.

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Hazul Luzah street artist interview Paris street art (2)

Hazul Luzah est un artiste qui domine dans les rues de Porto, la deuxième plus grande ville du Portugal après Lisbonne.  C’est un artiste graffiti autodidacte qui a développé un style transformant le lettrage classique en des formes calligraphiques décoratives indéchiffrables – que le journaliste à pris pour de la calligraphie Arabe ! – souvent mixé avec des images de la nature, il décrit son travail comme un processus « d’étape par étape », s’appuyant sans cesse sur ses précédents travaux.

Dernier invité en date du fameux espace artistique public, Le M.U.R., réservé uniquement aux artistes ayant une expérience crédible de la rue (voir photo ci-dessus). Nous l’avons brièvement interviewé et suivis.

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michael kershnar street art paris

michael kershnar street art paris

Traduction par Nathan Le Bris

L’hybridation est probablement le mot le plus et le moins approprié pour décrire le travail de Michael Kershnar. Un mix des cultures du graffiti et du skate, de l’iconographie native-américaine et des histoires de l’ancien testament. Nous l’avons rencontré dans un appartement qu’il a gardé quelque mois, juste à côté de Grands Boulevards, où il a pris le temps de partager avec nous son histoire, avec un peu de fromage et des avocats.

Comment décrirais-tu ton Œuvre, son message, le public ?

La création, le Créateur, quelque chose de plus grand, essayant d’invoquer d’anciens sentiments, aussi, quelque chose de familier, qui touche les personnes peu importe leur genre ou leur âge.

Je veux que des enfants et leur grand-mère puissent aimer mon travail. Je veux un public hardcore – des skateurs, des graffeurs cyniques, – toutes les personnes de ce milieu. Je veux que des enfants et leur grand-mère puissent aimer mon travail. Et bien sûr, tout le monde ne peut pas aimer, mais j’aime rendre cela accessible. Une composition parfaite, une utilisation de l’espace parfaite, ce sont les pièces maitresses de la beauté ou la beauté elle-même.

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